In Zedey. De deux choses lune, l'autre c'est le soleil
ceci n'est pas un blog de voyage
31 January 2010
parc
Le meilleur de la journee en ce moment, c'est apres le repas du soir, quand le soleil est bas, et que nous allons au parc. Depuis quelques soirs la lune se leve derriere Simonsberg mountain. Dans notre hemisphere on voit un lapin sur la lune. Vendredi soir elle etait pleine, on aurait dit que le lapin embrassait la montagne. C'etait magique. Je vous laisse en rever car je n'ai sorti mon appareil photo que samedi.
Les vacances de Noel étaient trop bonnes pour retourner au travail dans la joie et l’allégresse. On s’entend tellement mieux en vacances ! C’est-à-dire qu’on a du temps pour s’écouter en vacances. Leila et moi on ne se connaissait pas comme ca et qu’est-ce qu’on se comprend mieux maintenant ! Il faut dire qu’elle parle drôlement bien aussi et qu’elle adore parler, mais c’est plus par les expressions de son visage et de son corps qu’on se comprend. Parler c’est plutôt un jeu. Elle joue à traduire milk en lait, poisson en fish par exemple. Comme elle est fière quand elle connait un mot dans l’autre langue que celle qui lui est parlée ! Comme je suis fière moi aussi. Elle a compris déjà que pour se faire comprendre elle doit utiliser la langue de l’autre. Elle m’apprend combien nous sommes doués nous les être vivants et ca me semble être un miracle.
Ma vie est chouette. Ca fait un petit moment que ca dure. Il y a eu un voyage en Australie en décembre. Ce fut bref, j’aurais bien prolongé si Leila et Cristiano avaient été là, mais il me tardait de rentrer les retrouver. La conférence a duré 5 jours et le snorkelling avec les poissons de la grande barrière de corail une heure ½. Par chance, je n’avais pas d’appareil photo sous-marin (moi !), j’ai tout vu de mes yeux vu. Ils n’oublieront pas de sitôt que c’était plus beau encore que sur grand-écran. Comme à chaque voyage j’ai découvert une artiste dans mon casque très fort à 10000 m du sol. Cette fois-ci c’était Regina Spektor par la BO de (500) days of Summer. Depuis je me suis remise a arpenter les juke-boxes. Dans mes oreilles il y a de la musique en boucle a nouveau, comme quand j’avais 16 ans et puis 17, et puis et puis et puis et puis Leila alors pas 29 ni 30, mais ca reprend. Mon boulot est chouette, donc, enfin c'est ce que je pense pendant que je ne le fais pas. De plus en plus j'aimerais que ce soit officiel que je ne le fais pas pour mettre fin a ma culpabilite de ne pas le faire, mais j'hesite encore. Peut-etre que je vais reussir a m'y remettre, ou a faire autre chose.
J’ai une nouvelle amie aussi. C’est bizarre ce verbe avoir ici, mais « je suis en amitié nouvelle » ca fait un peu euh… Et puis on commence à être drôlement bien chez nous. Il y a même quelques tomates dans le jardin et des fruits de la passion en pagaille. Cela dit, le Brésil est revenu à l’ordre du jour. C’est assez déstabilisant. Tout changement m’enchante, donc celui-ci aussi. Mais je dois y penser sans y penser, parce qu’au travail et en dehors il faut faire comme si on restait. A chaque départ de mes amis (et depuis 2004 il y en a eu un paquet !) j’ai caresse l’espoir que bientôt ce serait moi qui dirait au-revoir. A force de ne pas être la suivante, je n’arrive plus très bien à imaginer. Dans ma tête je mets la maison en boite, je déménage, mais je ne dis pas au-revoir. Ca va être étrange, j’aime bien.